ShareYousee : le tour du monde de l’économie collaborative

Suivez mon voyage autour du monde à la rencontre des acteurs et des entrepreneurs de la nouvelle économie collaborative.

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Les entreprises et les gouvernements font face à d’énormes problèmes et comprennent que nous arrivons au bout de notre modèle économique.

Les médias sociaux et les nouveaux modèles collaboratifs sont entrain de bousculer les modèles existants. Ils créent des opportunités et apportent des solutions.

J’ai décidé de réaliser un tour du monde et d’aller à la rencontre des personnes qui participent au développement de ces nouveaux modèles (consommateurs et acteurs).

Le blog ShareYousee sera le prolongement de ce voyage. Il s’agit d’un moyen de partager les expériences, informations et réflexions que m’apporteront mes différentes rencontres.

Ce blog s’adresse aux personnes sensibles à ces changements, mais qui ne sont pas encore forcément convaincues. Mon objectif est de vivre de multiples expériences (co-working, co-habitation, co-élaboration…) et de montrer que cela marche.

Rendez-vous sur le blog www.shareyousee.com

3 days at the OuiShare Fest

If OuiShare Fest was a cake, no doubt that he would be made with « smarties » of all colors.

smarties

Because this is what I lived for three days, a variety of sweets, each color as good as the other.

OuiShare team managed to gather major actors in the collaborative economy in the world, to testify about their experience in various topics.

The place selected, wild cabaret in the « Parc de la Villette » was unusual and strengthened this feeling of living a different and privileged moment.

cabaret

I take me back all energy emanated from OuiShare’s team (Yaoouh!) and all attendees.

I loved the speech of spanish speakers who are proactive, innovative and hyper realistic about obstacles they face.

« How to develop a relationship based on trust in a society that lost all confidence in the system and increased its distrust of the other »

I liked the wish expressed many times that collaborative economy is a cool thing for cool people, and the challenge is to make it as a normal thing for normal people.

I liked that the most popular collaborative websites explain their success is due to word of mouth and meetings in real life are key to their growth. People need to see that behind a site, it’s not just engineers, but people who have passions.

I liked experience and data shared by co-working spaces, crowdfunding sites, and ridesharing sites …

I liked to find in speeches of entrepreneurs and actors of sharing economy, a common philosophy.

I liked many other things, the list is large.

Finally, I loved being around « graceful » people, which not claim to provide a solution to all the ills of society, but to participate at their level to change the world.

Thank you to all the OuiShare’s team for organizing this event exciting, enriching and stimulating. It gives me wings …

3 jours au OuiShare Fest

Si le OuiShare Fest était un gâteau, nul doute qu’il serait réalisé avec des « smarties » de toutes les couleurs.

smarties

Car c’est cela que j’ai vécu pendant ces trois jours, une multitude de sucreries, chaque couleur étant aussi bonne que l’autre.

L’équipe de OuiShare a réussi à rassembler des acteurs majeurs de l’économie collaborative dans le monde, pour  qu’ils témoignent de leur expérience dans différents domaines.

Le lieu choisi,  le cabaret sauvage dans le parc de la Villette, était atypique et venait renforcer cette sensation de vivre un moment différent et privilégié.

cabaret

Je retiens toute l’énergie qui se dégage de l’équipe de OuiShare (Yaoouh !) et de l’ensemble des participants.

J’ai adoré les discours des intervenants espagnols, qui sont volontaristesinnovants et hyper réalistes face aux difficultés qu’ils rencontrent.

« Comment développer une économie basée sur la confiance dans une société qui a perdu toute confiance dans le système et  a accru considérablement sa méfiance envers l’autre »

J’ai aimé la volonté exprimée à plusieurs reprises que l’économie collaborative est une chose cool pour des gens cool, et que le défi est d’en faire une chose normale pour des gens normaux.

J’ai aimé que les sites les plus connus expliquent que leur succès est du au bouche à oreille et que les rencontres dans la vie réelle sont clefs dans leur croissance. Les gens ont besoin de voir que derrière un site, il n’y a pas que des ingénieurs, mais des personnes qui ont les mêmes passions.

J’ai aimé les partages d’expérience et de donnés  des espaces de co-working, des sites de crowdfunding, de co-voiturage, etc, etc…

J’ai aimé retrouver dans  le discours des entrepreneurs et des acteurs de cette économie, une philosophie commune.

J’ai aimé plein d’autres choses, la liste est longue.

Enfin, j’ai aimé être entouré de gens « gracieux », qui n’ont pas la prétention d’apporter une solution à tous les maux de la société, mais de participer à leur échelle au changement du monde.

Merci à toute l’équipe OuiShare d’avoir organisé cet événement passionnant, enrichissant,  et dynamisant. Cela me donne des ailes …

Quel défi pour la distribution ?

Cette semaine, le magazine LSA , référent au sein de la grande distribution, dédie un article sur « les cinq défis pour la distribution du futur » :

– les clients connectés avec leur mobile en magasin, c’est à dire le showrooming, qui permet en scannant le code barre ou prenant l’article en photo d’aller consulter le prix à la concurrence

– l’omnicanal ou multi canal,  qui permet au client de passer sa commande avant d’arriver en magasin et de la récupérer par exemple par le drive

– les systèmes de paiement par mobile

– les murs shoppings où le client peut scanner l’image du produit et le commander

– les digital wallets, applications qui regroupent les cartes de fidélité, les shopping list

Absolument rien concernant la consommation collaborative ?

Et je ne pense pas que cela soit un hasard, la plupart des enseignes sont concentrées sur le coeur de métier et regardent comment les évolutions technologiques peuvent modifier les gestes des clients aujourd’hui. Ils concentrent leurs ressources sur ces évolutions technologiques et sur la formation de leur collaborateurs à leur utilisation.

Quand ils voient arriver Amazon sur leur marché, ils regardent comment ils peuvent rapidement mettre en place un site internet marchand.Les managers que je côtoie, n’hésite d’ailleurs pas à envoyer leurs cadres visiter les installations d’Amazon ou encore dernièrement des magasins pixmania. La dimension collaborative est totalement absente. Le fait qu’Amazon est ouvert sa plateforme à tout commerçant pour vendre ses produits passe inaperçu. Tout comme le fait qu’un client qui laissent des commentaires et les publient sur son site puisse être rémunéré.

A mon sens, le défi majeur pour la distribution du futur sera de changer sa relation avec ses clients, mais non pas d’un point de vue technologique.

Comment une enseigne pourra donner autres choses que des points fidélités à ses clients ? Comment pourra-t-elle utiliser sa communauté, et construire de nouveaux services, de nouveaux produits avec elle ?

Est ce qu’une enseigne sera prête à laisser ses clients faire du commerce sur son site ? à rémunérer ses clients pour la qualité de leur commentaire ? à reverser un pourcentage des ventes à ceux qui auront été à l’origine d’un produit ? C’est de cela dont il s’agit.

Etes vous prêt à faire des cadeaux ?

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Un des éléments simple et pourtant disruptif de la nouvelle économie est certainement la notion de cadeau.

Dans nos modèles de société, cette notion a disparu. Si vous prenez le nomade mongol qui va vous accueillir sous sa tente, il n’attendra pas de vous que vous lui remettiez de l’argent pour cet hébergement. Cela fait partie de sa culture, il sait qu’il ne vous re-croisera plus , mais qu’un jour, ce geste lui sera bénéfique.  

Comme l’explique sebastian olma dans son article sur shareable.net: «Dans l’économie collaborative, l’échange est conçu pour établir un lien social entre les parties engagées dans le partage. (…) Il ou elle s’engage dans une relation de réciprocité asynchrone avec le récepteur du don. (…) ce qui signifie que quand et comment se déroule le remboursement est laissé à la volonté et aux capacités du récepteur. « 

Cette notion est clef au niveau de la production collaborative. Dans un espace de co-working, ce sont les échanges informels, gratuits, tous ces cadeaux qui vont créer la valeur.

Le lien de l’article de Sébastien Olma: http://www.shareable.net/blog/to-give-or-not-to-give-enter-the-gift-economy

We live entry in the era of labor contribution, the contributor is not just a producer, or simply a consumer.

Fab’lab’, 3D printers … « Consumerism has lived, » asserts the philosopher Bernard Stiegler. For him, motivated by our own interests, we will change ours working models.

This is an extract of his interview in Paris in January 2013, by Audrey Cerdan from http://www.rue89.com

Bernard Stiegler has founded the Institute for Research and Innovation (IRI), in order to « anticipate changes in offer and cultural consumption allowed by the new digital technologies. »

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Rue89 – What clink you today in our working world?

People are strong supporters of open-source software.

And prefer to work at home, even to be paid less than in large companies, but companies who work on proprietary software. They seem to me more motivated by their work than by their salary. I discovered that economy.

Rue89 – With contributory process, hierarchy tends to disappear?

No, no. The « bottom up » pure does not exist. What we call the « bottom up » is to bring all information and decisions from the ground, participants, rather than having a few chief that dictate organizations. I think it is not possible. Always someone have to decide.

Very large companies who use contributory process, in United States and Germany, are organized on that model. I think about free software companies, such as Redhat, but also hybrid models, such as Google, which be placed between consumerism and contributory or Facebook, or Wikipedia. Each of these companies has its own organization. But there are always a leader and a hierarchy.

This is the decision process who is different. The decision maker is one who judges the best, and that which animates, also the best, knowledgeable communities.

But there are not people who have a role performers. Everyone has a voice in all that concerns the content, everyone is involved in this decision. The customers themselves can participate.

Rue 89 – Freelance workers and customers can participate? Explain to me.

FNAC, music stores, at its beginning, working on a contributory model. All vendors were fans: musicians, photographers, etc.. In someway, FNAC was sponsoring, making them work.

All fans went to the FNAC. To interact with sellers. I went there, I was a jazz fans’ . And he came in the evening to play with sellers.

Fnac destroyed it 25 years ago. This is a very serious mistake. That’s the model that today people seek. Employees, customers, fans, everyone brings his ideas. Employees, freelancers, customers, all become contributors to the business

Rue89 – There is no more consumers?

No, we speak of contributors too. I think consumerism lived. This is a business model that has become toxic to people and environment.

We live entry into a new way of working: the era of labor contribution, the contributor is not just a producer, or simply a consumer.

Rue89 – How does this model actually contributing? Do you have an example for us?

I taught at a time, to designers and stylists of Decorative Arts School in Paris. We have developed a business model contributory. We designed, theoretically, a fashion company in which there was no more consumers.

There were contributors, who were part of a club. They had a membership card, and corporate stock. Not to have benefits, but to have the right to decide on recruitment, collection, etc..

They had the right to give ideas. To say, for example, who them designed this collection there. The real fashion lovers invent things. They play. Their opinion counts.

Rue89 – It is the Kingdom of fans?

Yes. The contributor tomorrow (…) is a fan, in the old sense of the term. This is someone who is primarily motivated by their interests rather than economic reasons.

It can also develop greater expertise than those motivated by economic reasons.

Rue89 -This is a radical change, how to implement it?

This is a new working model, (…) It brings not only his labor but knowledge. This is a huge gain.

Do not forget that automation will generalize and make employment less necessary. Look at the self-checkouts in supermarkets, automated toll, but also the software robots that do housework on Wikipedia. I argue, that this is a good thing.

On one condition: that enhances the ability of people to develop their social skills, their knowledge, their work in the strict sense of the term, rather than their only job.

This is the necessary condition for rebuilding a viable model.

Rue89 -But these contributors, should they pay? If so, how?

Yes, you must pay them. (…) There are solutions like this.

Concerning the amount of compensation, there could be a salary part with one hand and a part on other hand as a contributory profit. One can imagine stuff like that. All this is a value that we call positive externalities.

As for the practical implementation of such measures, it should be the object of social innovation, experimentation, works of specialists that I am not and negotiations.

Rue89 – This model contributory he transposed in all sectors?

More or less. It comes in various ways.

(…) It is the same with the fab ‘lab’, these workshops where everyone can come make its objects. These are local laboratories that make invention accessible to all by providing digital fabrication tools. As the 3D printer.

The real issue is: how to ensure that people come from an attitude of consumers.

We live in a transitional phase, where the challenge is, in France, the government, to get to draw a critical path for our society: a path where we invent a real growth based on the development knowledge, and where it exceeds the consumerist model.

You can find the original interview on http://www.rue89.com/2013/02/02/bernard-stiegler-nous-entrons-dans-lere-du-travail-contributif-238900